Mot de la présidente – Comité scientifique

Texte de Soukeina Bouraoui pour souligner le 8 mars 2021 en cette période de pandémie

Prévenir les Violences contre les femmes en temps de COVID 19,
un devoir pour toutes et tous

Les membres du RESUFF sont toutes issues de pays de l’espace francophone. Certains de ces pays ont des lois inégalitaires et/ou discriminatoires à l’égard des femmes soumises à des statuts juridiques très asymétriques. Les discriminations à l’égard des femmes ne se conjuguent pas nécessairement avec les richesses économiques des pays en cause, les violences fondées sur le genre existent à des degrés divers dans tous les pays de la planète. Ces violences de genre représentent l’Obstacle majeur se dressant à l’encontre des femmes et de leur leadership. Ces violences s’aggravent en cas de crise comme il a été constaté avec des chiffres alarmants durant la période de confinement décrétée dans beaucoup de pays.

Le nombre de violences et de harcèlements subis par les femmes ont en effet été multiplié par trois et parfois par dix. Ce croisement des violences avec la Pandémie a été constaté dans beaucoup de pays.

Dans ce contexte, les réseaux de la société civile, les associations savantes et universitaires – tel le RESUFF – peuvent et doivent jouer un rôle important pour la collecte des données, l’échange des d’expériences et des bonnes pratiques, notamment celles relatives aux instruments et mécanismes de protection et de prévention des violences contre les femmes.

Toutes ces informations pourraient être regroupées dans un mécanisme national ou régional tel l’Observatoire de la condition des femmes universitaires – proposé par le RESUFF – qui pourrait centraliser des données existantes donner des informations pertinentes. Ce mécanisme ferait aussi mieux connaitre le cadre juridique international de protection contre les violences, source de référence pour l’élaboration des lois nationales et des mécanismes de protection encore plus nécessaires en période de crise et de Pandémie telle celle de la Covid 19.

  • Les violences de genre dans le contexte du Covid 19

Rappelons que c’est surtout grâce au travail de mobilisation des féministes et de la société civile que des progrès ont été faits dans toutes les régions du monde et que des lois ont été prises pour prévenir et protéger les femmes victimes de violences. La  mise en en visibilité à  l’échelle mondiale des violences  contre les femmes   à pousser les Etats et les structures  professionnelles à mettre en place une panoplie de  lois et de procédures non judiciaires , des  mécanismes  de prévention et  de sanctions ou encore d’accompagnement des victimes .

Mais il est des évènements fondateurs de nouveaux paradigmes qui ouvrent voie à des changements importants et il pourrait en être ainsi de la pandémie de la COVID 19. La pandémie due à ce virus a révélé au monde de multiples paradoxes dont celui relatif à la question de l’égalité de genre. D’ une part, il a été soutenu que les pays ayant des femmes  dans les postes de leadership sont ceux qui ont le mieux géré les effets du virus[1], de même qu’il a été  démontré que les femmes ont représenté – toutes catégories confondues- la  part la plus importante du personnel de santé dans la majorité des pays. Ce sont elles en effet, qui ont pris la plus grande part de surcharge dans la gestion de la crise sanitaire, et ce sont elles aussi qui ont pris la responsabilité des services domestiques supplémentaires provoqués par les mesures de confinement plus ou moins généralisées à travers le monde.

Mais d’autre part, ces actrices du bien-être ont été les principales victimes de la pandémie de la Covid 19, non seulement dans le domaine économique car elles travaillent le plus souvent dans des secteurs vulnérables ou informels. La pandémie ayant aggravé les inégalités existantes dans ces secteurs du fait de systèmes de protection sociaux ou économiques défaillants. Cette aggravation de la situation a été telle que  l’OIT a demandé aux pays du G7, de prendre des mesures de protection particulières [2] envers les femmes et les personnes les plus vulnérables.

Durant cette même période, on a noté que le nombre de violences et de harcèlements subis par les femmes a été multiplié par trois et parfois par dix pour certains pays. Alors que le confinement se fait dans l’espace privé le plus intime – celui censé protéger les personnes et les familles de la contagion du Virus et de ses effets – les femmes de tout milieu et de tout âge, ont subi bien loin de la solidarité apportée en temps ordinaire par les associations et/ou par leurs communautés – toutes sortes d’humiliations et de souffrances bien loin du regard du public. La société civile à réagi pour dénoncer l’intolérable et alerter les opinions publiques et les médias, poussant ainsi les gouvernements à prendre des mesures de protection et à créer dans certains pays, des refuges « ad hoc » spécifiques à la durée du « confinement »[3].

Les associations de femmes et/ou féministes, bien antérieurement à la période de la pandémie, se sont mobilisées pour réclamer des lois garantissant davantage de protection contre les violences domestiques – notamment celles provenant du conjoint ou du partenaire – et lorsque ces lois existent de plaider pour leur  mise en œuvre effectives par des mesures pratiques telles que l’exigent la Convention d’Istanbul[4]. Le Secrétaire General des Nations Unies, Antonio Guterress a même lancé le 6 avril 2020, un appel à la paix et à la cessation des violences notamment domestiques « Ces dernières semaines, tandis que s’aggravaient les pressions économiques et sociales et que la peur s’installait, le monde a connu une horrible flambée de violence domestique. »

D’où vient ce paradoxe entre reconnaissance de l’apport des femmes et de leur engagement et le déni que constituent les violences à leur encontre et surtout est ce que ces contradictions exacerbées en temps de confinement et par le huis clos qu’il institue pourra être résolu lorsque notre monde reviendra à « la normale » d’avant la crise ? Est-ce qu’il y aura des changements comme certains le soutient l’appel /décalogue fait par les élues locales de cité et gouvernements unis déclarant que « plus rien ne sera comme avant »[5].

Il en serait des hommes et des femmes comme il en a été pour l’environnement et pour certains milieux telle la lagune de Venise ou encore la baisse de la pollution de l’air du fait de la diminution drastique des transports ? Est-ce que l’on pourra tirer des leçons de cette crise planétaire? Peut-on voir dans les Déclarations de certaines institutions internationales[6] ou dans les discours  encourageant sur le rôle des femmes durant la crise, des prémisses de changement ? Ou selon la politique de l’autruche laissera-t-on ces questions pour plus tard et une fois de plus pour trop tard.

Les pétitions, réclamations et mobilisations des femmes et de la société civile ont été nombreuses et variées, de même que nombreuses ont été les bonnes pratiques et initiatives en faveur des personnes vulnérables dont les femmes. Des associations ont même appelé à une politique féministe pour le temps Covid 19. Ces expériences pourraient être copiées et dupliquées dans le post Covid 19. Malheureusement beaucoup de ces initiatives relèvent davantage du conjoncturel, des politiques de circonstances ou encore -et à juste titre -du domaine humanitaire. La question de l’égalité entre les sexes ou encore les politiques de genre n’ont pas été dans les priorités des pays et des gouvernements pour insuffler des changements stratégiques, et même les appels d’ organisations internationales ou régionales ont été émis pour des périodes de 6 mois ou d’une année, et même l AUF qui a pertinemment lancé un plan spécial COVID pour les élèves ingénieurs l’a fait pour des projets à très court terme[7].

Pourtant en matière de santé, de climat, de sécurité alimentaire, d’autonomie économique ou dans le domaine de la solidarité, les femmes jouent un rôle fondamental que les expériences et initiatives démontrent bien que le leadership des femmes et le leadership féminin représentent des atouts majeurs pour « un meilleur Futur ».

Il est temps d’être ambitieux et de requérir que les 17 Objectifs de développement durable de l’agenda 2030 passent de la théorie à la pratique, et qu’enfin l’objectif 5 soit compris comme reflétant un véritable paradigme transformatif de tous les domaines couverts par les 16 autres objectifs de développement durable de l’agenda 2030. –

Dans tous les pays et dans les pays arabes qui ont été notre terrain d’observation, des mouvements très larges de solidarité ont vu le jour souvent menés par des associations de femmes. Le Cawtar[8] a répertorié certaines de ces initiatives[9] menées durant la période de confinement[10] et prépare à cet effet une publication spéciale d’autant plus que les expériences de la société civile de ces pays ne sont pas bien connues au niveau international.

Ainsi en Arabie Saoudite, l’exemple de Meriem qui possède une compagnie de taxi et qui a mis à la disposition des citoyens un service gratuit de livraison à domicile durant le confinement. Dans le Sultanat d’Oman, l’association des femmes Salaalah ayant mis en ligne un service d’information sur le virus COVID 19 et sur les mesures à suivre. Par ailleurs une vaste campagne de collecte des masques cousues par les femmes de OMAN ont été distribués pour toute la population et un service de formation sur la bonne utilisation des réseaux sociaux a été lancé. De plus, sous la formule « your time is gold » une collecte de dons a été faite en faveur des femmes divorcées ou veuves.

A Bahreïn, pour appuyer les efforts du gouvernement, l’Union des Femmes de Bahreïn sous le slogan « stay at home », a travaillé en partenariat avec des médecins pour donner des avis et consultations médicales à travers les réseaux sociaux y compris WhatsApp et Instagram.

Au Soudan, un groupe de femmes a lancé une campagne d’information sur la COVID 19 ciblant particulièrement les marchés et les vendeurs ambulants, de plus, une clinique mobile a été mise en place avec la coopération de pharmaciens tandis qu’un autre groupe de femmes « the gardians » ont préparé des boites à lunch pour les populations marginalisées.

Nous ne pouvons pas citer toutes les initiatives mais en Tunisie, en Algérie et au Maroc des dizaines d’initiatives de la société civile ont aidé les gouvernements à mieux gérer la Pandémie par une aide en nature tel que l’équipement des hôpitaux ou des dispensaires ou directement en assurant moyens de protection et nourriture aux populations vulnérables des aides psychologiques par radio ou par téléphone mais aussi à travers internet ont été mises en place surtout durant la première vague de la COVID 19.

Signalons les efforts de certains operateurs d’internet de baisser les tarifs de consommation durant la période de confinement notamment pour permettre aux écoliers de pouvoir suivre les cours à distance et de mieux supporter le confinement. Une initiative particulièrement intéressante est celle lancée par une association marocaine – rejointe par beaucoup d’autres – de demander au gouvernement d’adopter une politique féministe dans les mesures de protection et de lutte contre la Pandémie[11]. Au Maroc, l’association pour les droits humains a en effet lancé une « vaste campagne pour une solidarité humaine au temps du Corona »[12]. En  Algérie à Tizi Ouzou, Bejaia , Alger, de nombreuses associations féminines se sont mobilisées pour contribuer à la prévention des femmes contre les violences en temps de confinement[13]. Le centre d’écoute du Réseau WASSILA a pu recevoir 70 rapports par semaine sur les violences faites aux femmes durant cette même période.

La vraie question est celle de savoir si cette pandémie peut avoir un rôle transformatif ? Les programmes mis en place par certains pays pour le post Covid pour le redémarrage économique ne touchent pas des secteurs particulièrement féminisés. [14]

Une question intéressante une étude faite par la CNFCE (chambre des femmes chefs d’entreprise) en Tunisie révèle que la Pandémie a offert de nouvelles opportunités à un tiers de femmes entrepreneures, les crises créant parfois des solutions idoines.

Durant la Pandémie Covid 19, les pays arabes comme les autres pays de la planète ont pris des mesures variées, notamment économiques et financières – malheureusement insuffisantes – pour compenser les manques à gagner ; mais très peu de mesures ont été prises par les gouvernements pour aider les femmes victimes de violences domestiques. Ces violences sont très souvent commises par leurs partenaires ou conjoints alors qu’elle se trouvent à leur merci, enfermées du fait du confinement et dans les espaces clos censés les protéger.

De initiatives tels les numéros verts gérés par certains ministères dédiés aux affaires des femmes, tel celui de la femme en Tunisie, ont été mis à la disposition des survivantes aux violences. Mais encore une fois, ce sont les associations de femmes qui ont été la source de l’aide aux victimes et qui ont facilité l’accompagnement et l’aide psychologique nécessaires et dans certains cas, un meilleur accès à la justice.

Le travail fait pendant la Pandémie est le continuum des campagnes de mise en visibilité des violences et harcèlements à l’encontre des femmes de ces dernières années. En effet les campagnes se sont multipliées portant des intitulés parlants tels que #MeToo ; #NiUnasMenos ou #BreaktheSilence. Ces campagnes ont été suivies dans certains pays arabes, par exemple celle en Tunisie « ana zada » (traduction de #MeToo) menée par PARD, une association partenaire d’Oxfam ou encore la campagne menée au LIBAN Sud et à Beyrouth par IBAAD #Abolish_522 « Une robe blanche ne recouvre pas le viol » réclamant l’abolition de l’article 522 du code pénal libanais, qui absout – par le mariage – le crime commis par le violeur. 

Ces actions sont complémentaires du travail des Nations Unies pour l’élaboration d’instruments juridiques et de Conventions spécifiques de protection des droits des femmes. Ces instruments sont très souvent entérinés par les pays à travers des réformes légales et des mesures de prévention et de protection.

Certaines de ces Conventions relatives aux conflits et crises y compris sanitaires sont particulièrement pertinantes dans le contexte de la Pandémie Covid 19.

  • Les violences de genre à la lumière des résolutions 1325 et suivantes du Conseil de Sécurité.[15]

Les pays de l’espace francophone se sont tous inscrits dans les grandes Conventions sur les droits humains et, pour la très grande majorité et ont ratifiés les instruments internationaux ou régionaux relatifs aux violences contre les femmes. Les violences contre les femmes se retrouvent dans tous les domaines et progressivement des lois ont bien été promulguées et des instruments juridiques internationaux ou régionaux ont aussi été mis en place.

Les pays de l’espace francophone  se sont aussi tous engagés à respecter les Résolutions du Conseil de Sécurité, dont la Résolution 1325 et celles qui ont suivies – notamment la Résolution 1820 et la Résolutions 2242 de 2015 – qui forment aujourd’hui, le cadre international appréhendant les conséquences des conflits armés sur les femmes et qui mettent le focus sur les violences que subissent les femmes avant, pendant et après les conflits. Elles rappellent aussi le rôle primordial des femmes pour la Paix et la Sécurité des pays et de la Planète.  

Chacune d’entre elles a porté sur un aspect particulier : la Résolution 1820 de 2008 a été la première a évoqué la violence sexuelle comme tactique de guerre en exigeant des Etats Parties de prendre les mesures appropriées pour protéger les civils et d’édicter des mesures disciplinaires à l’encontre des auteurs d’infractions. La Résolution 1888 de 2009 prie le Secrétaire général des Nations Unies de désigner un Représentant spécial chargé des violences sexuelles..

La Résolution 2106 de 2013 réaffirme le principe contenu dans les Objectifs de Développement Durable de 1’Agenda 2030, à savoir que les violences sexuelles en période de conflits et de post conflits sont un obstacle majeur à la réalisation du principe de l’égalité entre les hommes et les femmes et à l’empowerment/autonomie des femmes.

Les références dans ces Résolutions à l’ensemble des instruments spécifiques aux droits des femmes sont de plus en plus explicites. La Résolution 2242 parachève l’édifice de protection, elle a été adoptée en octobre 2015 à l’occasion du quinzième anniversaire de la Résolution 1325. Trois points de cette Résolution sont innovants : 15% des fonds destinés à consolider la paix devront être dédiés à des projets en faveur de l’égalité et prévoie des sanctions pour les violences commises par le personnel de maintien de la paix. Cette Résolution encourage l’Equipe chargée de la lutte contre le terrorisme et les extrémismes religieux violents, de faire participer les femmes à leur travail et de tenir compte de leur contribution dans le maintien de la paix et la sécurité.

Cependant des failles existent par exemple peu de lois internationales ou nationales existent pour protéger des harcèlements et violences basées sur le genre, les femmes décideurs et les femmes leaders. Seuls les pays d’Amérique latine ont promulgué des textes spécifiques de protection et de sanction contre les auteurs de ces violences. Les femmes occupant des postes au plus haut niveau de la hiérarchie de trouvent démunies : les femmes leaders politiques, les femmes parlementaires, les femmes élues en général ou encore les femmes élues au sommet de la hiérarchie universitaire ne sont pas protégées par des textes de lois particuliers.

Les violences commises contre les femmes décideurs sont pourtant spécifiques, dans leurs formes et dans leur raison d’être ; elles touchent à la structure patriarcale de nos sociétés et sont souvent non visibles. Prenant des formes sournoises, elles sont bien difficiles à prouver. Elles utilisent de plus en plus, le support des réseaux sociaux et se jouent des frontières.

Elles doivent aujourd’hui être dans l’Agenda de la Francophonie et du Forum génération /égalité, car elles touchent au changement qu’introduit le concept singulier de leadership féminin comme vision particulière des rapports de genre et des rapports sociaux.

Tous les instruments de protection doivent être connus et mieux diffusés, particulièrement dans le contexte de la COVID 19,particulièrement les Résolutions du Conseil de Sécurité car ces dernières mettent en exergue le rôle des femmes pour le maintien de la paix et de la sécurité « La résolution 1325 (2000) sur les femmes, la paix et la sécurité du CSNU recommande « la participation des femmes dans toutes les actions de maintien et de consolidation de la paix, ainsi qu’une représentation accrue des femmes à tous les niveaux de prise de décision »

Le Resuff – grâce à la mobilisation des universités que représentent ses membres, grâce aux associations membres et en coopération avec les autres partenaires de l’AUF – pourraient contribuer au changement requis. Ensemble ils pourraient – en s’appuyant sur les Résolutions du Conseil de sécurité ainsi que sur tous les autres instruments juridiques relatifs aux droits des femmes élaborer des programmes de recherche et planifiés des formations adéquates.

Cette année encore, la journée du 8 mars est soulignée alors que la sécurité sanitaire et le « bien être » de tous, sont mis en cause par la Pandémie de la Covid 19. Cette crise oblige de manière urgente au devoir d’un plus grand nombre de femmes dans les postes de décision et de leadership à l’Université et pour plus de leadership féminin dans la gouvernance des établissements d’enseignement et de recherche.


[1] Forbes,  Avivah Wittenberg-Cox , lespays dirigés par les femmes ont-ils mieux gérés le virus, www.forbes .

[2] Covid 19 et l’égalité de genre : obtenir l’égalité entre les hommes et les femme ; http://www.ilo.org

[3] Coronavirus : en Tunisie, un centre de confinement pour les femmes ; www.lemonde.fr Tunisie  4 mai 2020 ; www.un.org   un–coronavirus –communications-team

[4] Convention d’Istanbul lutte contre les violences contre les femmes ; www.coe.int.convention d’Istanbul

[5] CGLU, www.uclga.org

[6] Secrétaire général de UN «  réponse du covid pour mieux reconstruire » www.reliefweb.int 

Marlene Schiappa l’égalité hommes femmes au cœur du POST COVID , www.expansion.lexpress./fr,actualité économique

[7]  https://www.auf.org/nouvelles/actualites/appel-a-projets-international-auf-covid-19/

[8] Centre pour les femmes arabes de recherches et de formation. https//www.cawtar.org   

[9] Publication du cawtar les bonnes pratiques en temps de pandémie, Covid 19 , décembre 2020

[10] Voir special newsletter du Cawtar “ cawtaryate ,special COVID 19” ,

[11] Lettre ouverte au gouvernement ; www.aswatnissa.org ; au Maroc l’association marocaine de droits humains

[12]www. Ftdes.net 

[13] Covid un dispositif d’alerte pour les femmes victimes de violences, www.lechodalgerie-dz.com 30mars 2020

[14] Dix choses que fait l’UE pour lutter contre la COVID 19 www.consilium.europa.eu 

[15] Cette partie de papier sur les Résolutions du Conseil de sécurité est reprise d’un article juridique publié dans les MELANGES « Droit, humanité et environnement » ed.Larcier, 2020, ouvrage dédié à la mémoire du professeur camerounais Stéphane Doumbe Bille

Soukaina Bouraoui, présidente du Conseil scientifique

Le Comité scientifique du RESUFF est un organe de réflexion et de proposition créé par délibération du Bureau de direction dès le lancement officiel du Réseau en 2015.

Le Comité intervient en amont et en aval pour la mise en œuvre des stratégies du RESUFF ; il donne son avis sur les grandes orientations du Réseau et contribue à la définition des axes et thèmes de recherche et de formation. Il participe à la définition des outils pédagogique et scientifiques qui permettent d’assurer le respect effectif du principe de l’égalité entre les sexes, de lever des obstacles à l’encontre des femmes et d’encourager la promotion du leadership féminin dans les structures des établissements de l’enseignement supérieur et de recherche.  

Le Comité scientifique a un rôle de conception et de soutien pour l’organisation des manifestations scientifiques du RESUFF. Ainsi il a été la cheville ouvrière de l’organisation du premier séminaire tenu à Dakar, novembre 2014, sous le titre « Femmes universitaires, femmes de pouvoir ? » tenu en amont du XVème Sommet de la Francophonie et du colloque « Université, Femmes, Égalité », co-organisé avec l’Université de Moncton en septembre 2017.

Il prépare actuellement ses prochaines manifestations scientifiques co-organisées avec l’Université de Coimbra – Portugal en 2021, un atelier d’orientation stratégique « Les femmes leaders transformatrices des universités francophones » et un colloque sur le thème « Quelles politiques de lutte contre les violences faites aux femmes à l’Université : les modèles européens »

Depuis sa création et en collaboration avec le Bureau de direction du RESUFF et de l’AUF, le Comité scientifique a notamment participé à l’élaboration et au lancement des appels d’offre permettant la mise en place  de mécanismes spécifiques du RESUFF : il s’agit des « modules de formation en ligne sur le genre », destinés principalement au personnel administratif et d’enseignement dans les universités francophones. Ces modules, qui pourront être généralisés, dans les différents établissements de l’espace francophone – favoriseront une culture de l’égalité permettant aux jeunes femmes de dépasser les stéréotypes et discriminations de genre et d’oser candidater pour des postes de décision.

D’autre part, le Comité scientifique a collaboré à la conception et à la préparation des documents présidant au lancement d’un « Observatoire francophone du Genre à l’Université ». Cet observatoire suivra l’avancée des carrières du personnel universitaire et de recherche et constituera un bon baromètre de l’égalité, impulseur de politiques adéquates permettant la mise en œuvre sur le terrain du leadership féminin considéré un label de qualité et un véritable levier de la transformation institutionnelle des universités.

Le Comité veille aussi à une répartition équitable des actions du Réseau ainsi qu’au respect de la diversité culturelle des différents espaces géographiques de la Francophonie.